#InMyMind // Doit-on avoir la fibre entrepreneuriale pour entreprendre ?

- Catégories : Humeur

N O N. 

Mes proches peuvent le confirmer. J’avais un seul désir pendant mes études et après mon diplôme : JE NE VEUX PAS ÊTRE CHEFFE D’ENTREPRISE. Et je le répétais à qui voulait bien l’entendre ! 

« Non, mais tu comprends, c’est beaucoup de soucis. Moi, je suis trop angoissée pour ça. C’est pas fait pour moi et j’en suis pas capable de toute façon » 

Traduction : ça fait peur (ça fait toujours peur, aujourd'hui).

Entreprendre : le cheminement 

À la sortie de mes études (master en communication), je fais face à la réalité du marché du travail. Et ce n’est pas une surprise : la com’ c’est bouché, il n’y a pas de travail. Il faut aller à Paris pour trouver du travail. 

Je m’étais probablement voilé la face pendant des années, mais pour moi, IMPOSSIBLE de vivre à Paris. Métro-boulot-dodo et vivre dans un 18 mètres carré (cliché ?). Hors de question. 

Je voulais rester à Montpellier. Le soleil. La plage. Mon mec. Mon chat. Mes amis. Ma vie quoi. 

Après un petit contrat de 6 mois, je me retrouve à nouveau à la recherche d’un travail. Le marché n’a évidemment pas changé et n’est toujours pas favorable. 

Mon ancien maître de stage me propose alors de faire quelques missions de communication pour lui, en free-lance. 

Mon état d’esprit n’avait pas changé. Ça fait trop peur d’entreprendre, mais cette fois j’avais un filet de sécurité : Pôle Emploi. Une aide précieuse selon moi. 

Au final je n’ai jamais utilisé mes indemnités. Je le regrette maintenant, car elles sont perdues. Et à l’époque je ne savais pas qu’on pouvait demander la quasi-totalité de ses indemnités en un seul versement lorsqu’on ouvre une entreprise. #Marinelesbonstuyaus

Depuis le début, mon chiffre d’affaires et l’accre (réduction des charges sociales pendant 3 ans) me permettent de vivre de mon activité. 

Mais mentalement et moralement, le seul fait d’avoir un filet de sécurité donne des ailes. 

La peur d’entreprendre : suis-je un imposteur ?

Je crois que c’était mon plus gros frein après la peur de ne pas gagner assez d’argent pour en vivre. 

Je ne me sentais tellement pas légitime. J’avais 22 ans. Qui allait bien pouvoir me faire confiance avec si peu d’expérience en entreprise ? Deux stages de six mois et 6 mois en CDD. Un maigre CV, mais un véritable désir de réussir. 

Ma microentreprise ouverte, je créerais mon profil sur des plateformes en ligne, je tweetais beaucoup, je faisais des posts sur LinkedIn, je parlais de mon activité à mon réseau et au bout d’un mois. Mon second client. Et les autres arriveront par la suite principalement grâce à mon site internet. 

Ce sentiment d’imposteur est toujours là. Je ne sais pas s’il disparaîtra un jour. Créer sa boîte, c’est mettre ses tripes sur le tapis et être vulnérable. 

De plus, la société évolue très lentement. Elle a aussi du mal avec le métier d’entrepreneur. Impossible de louer un logement. Presque impossible de faire un crédit à la hauteur de nos revenus. Arrêts maladies, vacances, grossesses tout doit être anticipé et calculé. Et les questions du type : tu arrives à t’en sortir ? Je trouve ça bizarre. Pourquoi les entrepreneurs doivent justifier de leurs revenus/niveau de vie ? Je travaille dur pour m’offrir un salaire à la fin du mois. Demandez-moi plutôt quels sont mes objectifs !

J’apprends encore aujourd’hui à avoir confiance en moi et mes compétences. 

La fièvre entrepreneuriale, plus forte que le doute 

Je suis une passionnée et je suis portée par un savant mélange d’adrénaline et d’angoisses. 

C’est ce savant mélange qui m’a poussé à lancer June Candle. Presque sur un coup de tête. Marre d’être derrière mon Mac toute la journée. J’ai besoin de faire quelque chose de mes mains et surtout qui me ressemble de A à Z. 

Un matin de mars. Tout était prêt. L’idée. Le concept. Le nom. L’engagement. S’en suivent des semaines de test pour arriver à l’élaboration des recettes parfaites. 

June Candle était prête : une marque engagée avec des matières premières saines et un fini soigné. 

Merci à Benob pour son travail sur le logo et Som Picture pour ces jolies photos. 
(J'ai de la chance d'être entourée d'artistes.)

J’ai ensuite rencontré Lorène et Vincent de Maison Emilienne (une super boutique de déco de Montpellier). Ils ont été emballés par mon concept et ma première grosse commande de bougie était passée.

L’aventure était lancée et je me rajoutais une charge de travail plutôt énorme, mais qu’est-ce que c’est bon ! 

Maintenant je dois expliquer le lien entre Marine, free-lance en communication digitale et Marine, bougie-girl en chef (oui, parler de soi à la troisième personne c'est génial). Et le seul lien entre mes deux activités, c’est la passion. 

En bref, il faut parfois savoir saisir des opportunités et mettant de côté nos propres peurs, angoisses et névroses. Et dans certains cas, il faut se créer ses propres opportunités. 

Une envie qui sommeille en toi depuis des semaines, mois, années ? Lance-toi ! Tu n’as souvent pas grand-chose à perdre. 

Je t’attends en commentaire pour en discuter

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